PRÉSENTATION

PRESENTATION DU CONCEPT

Le festival MATA est unique. il ne saurait être organisé ailleurs que sur le site qu'il a marqué de son empreinte a travers les siècles: la régions des Beni Arous, au cœur du pays Jbala, entre vallées luxuriantes et montagnes couronnées de chênes-lièges. lieu magique élu par les saints, ou l'histoire de la Mashishia Chadiliya s'est écrite somptueusement et ou le Qotb Moulay Abdessalam Ben Mschish, soufi et savant, à gravé dans les cœurs des hommes et des femmes vénération d'Allah et amour de son prophète (SWS).

PETITE HISTOIRE DU JEU MATA

Ton autour de Jebel Alam, les paysans accueillaient le printemps en pratiquant ce jeu particulièrement original qui fait appel au courage et à l'adresse, à la souplesse et à la délicatesse, à l'intelligence et à la finesse de ceux qui s'y adonnent. C’est un jeu ou cheval et cavalier, en parfaite symbiose, célèbrent une complicité légendaire et surtout la culture ancestrale d'une région extraordinaire. Ce jeu, les Jbala l'ont baptisé du nom de "MATA".
Aujourd'hui encore, et pratiquement tous les ans, la tradition est jalousement préservée par les tribus de Beni Arous et les règles du jeu scrupuleusement respectées : Après le criblage des champs de blé (daq ezza'), au village d'Aznid d'abord, puis dans l'autres par la suite, jeunes filles et femme de la tribu à qui on confie cette opération l'accompagnent de leurs chants, de leurs youyous et de leur fameux a'iyou, au son des ghaitas et des tambours spécifiques a la région. Ce sont ces mêmes femmes qui fabriquant à l'aide de roseaux et de tissus la poupée que vont de disputer les plus braves cavaliers du pays Jbala, région ou l'art de monter les chevaux, de les élever et de les dresser est une forte spécificité culturelle. Les cavaliers qui participent au jeu "MATA" doivent monter a cru, habillés des jellabas et 'amama ancestraux. Selon la tradition orale, le vainqueur du jeu mata est celui qui, usant de son adresse et de sa hardiesse, saura arracher la poupée aux autres cavaliers et l'emporter au loin. Une suprême récompense lui est alors attribuée : on le marie à la plus belle fille de la tribu.

SYMBOLIQUE DU JEU MATA, ETHIQUE ET ESTHETIQUE

Le jeu MATA est probablement inspiré du bouzkatchi, un jeu similaire mais plus violent, importé selon la légende par Moulay Abdeslam Ben Mshich lors de sa visite à Ibn Boukhari.
Le bouzkachi pratiqué en Afghanistan a pour enjeu le cadavre d'une chèvre que se disputent les cavaliers dans des joutes brutales qui font de nombreux blessés. Le mata, tel que le pratiquent les Jbalas, est plus raffiné, plus élégant, plus plaisant à voir. La grâce du cavalier et du cheval, leur entente, exprimés dans ce paysage naturel, font surtout penser à un duo artistique ou l'imagination s'allie à la créativité pour me faire naitre une impression de beauté et une sensation de liberté. Une apothéose qui comble l'ensemble des spectateurs.
Au-delà de la victoire, c'est le plaisir de cette communion, la jouissance et la réjouissance, que participants et public recherchent. C’est aussi l'attachement à une culture ancestrale par laquelle s'expriment le sens de l'honneur ressuscité, réhabilité ; la foi sans cesse retrouvée; le patriotisme comme école soufie, message spirituel et valeur universelle. Tout l'héritage humaniste légué par Moulay Abdeslam Ben Mchish au chorfas alamiyynes d'abord, mais aussi à tous ceux qui, de par le monde, savent gouter au plaisir du partage

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